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	<title>NomadObserver &#187; Words</title>
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		<title>En paix dans le Subte de Buenos Aires</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jul 2012 04:18:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sebas]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cycling South America]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; 19H30. Le Subte (métro) de La Capital ne compte plus que quelques voyageurs en costume cravate, le reste est un patchwork de tous types, tous âges. Plus trop de monde donc, et la majorité ont trouvé place, adossés aux fenêtres. Perdu dans mes pensées mon regard est attiré par un chewing gum au sol, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>19H30. Le Subte (métro) de La Capital ne compte plus que quelques voyageurs en costume cravate, le reste est un patchwork de tous types, tous âges. Plus trop de monde donc, et la majorité ont trouvé place, adossés aux fenêtres.</p>
<p>Perdu dans mes pensées mon regard est attiré par un chewing gum au sol, que des dizaines de semelles ont parfaitement façonné en forme de cœur. J&rsquo;aime ces petits clins d’œil de la nature ou du hasard et souris intérieurement.</p>
<p>Comme souvent à l&rsquo;heure moderne, les usagers tuent le temps avec leurs téléphones mobiles. Il ne fait pas froid alors en l&rsquo;absence de conditionnement d&rsquo;air dans les wagons, on baisse les vitres.</p>
<p>Soudain, j&rsquo;entends un &laquo;&nbsp;bam&nbsp;&raquo;, lève les yeux, croise assise en face ceux d&rsquo;une jeune fille loin d&rsquo;être majeure et aperçois 2 jeunes courir à même vitesse que la rame sur le quai. Je crois comprendre soudain: ni moi, ni personne n&rsquo;avons vu venir le bras tendu d&rsquo;un voleur passé par la fenêtre baissée tenter de s&rsquo;emparer du BlackBerry de ma voisine d&rsquo;en face. Le bruit était celui de l&rsquo;homme se jetant sur le wagon. Comme d&rsquo;habitude dans ces cas là, les secondes se compriment et on ne réalise qu&rsquo;après&#8230; le temps une fois de plus est quelque chose de tout à fait relatif.</p>
<p>Comme le train reprenait de la vitesse dans le long tunnel noir, nous nous sommes regardés un instant, elle a souris et tout simplement, à voix presque basse, a dit: &laquo;&nbsp;j&rsquo;ai eu de la chance&nbsp;&raquo; puis a continué son message. Ce n&rsquo;était pas de la résignation, juste qu&rsquo;elle a continué à vivre sa vie.</p>
<p>5min plus tard, dans les couloirs de la station, je vis une grand-mère sortir de son sac un plat préparé pour le tendre à un mendiant et sur le chemin du retour, une quinquagénaire serrait dans ses bras sa maman en chaise roulante, sur le trottoir de la rue.</p>
<p>Je crois que c&rsquo;était Linkin Park que j&rsquo;avais dans les oreilles ce soir, mais rien n&rsquo;aurait pu entamer ces petites secondes de grâce qu&rsquo;on appelle la paix et qui viennent du fond de soi à moins que ce ne soit de plus loin encore.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas ce que je recherche, la paix, non, mais ce sont de beaux cadeaux de la vie, vous ne croyez pas?</p>
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		<title>Le Guerrier &amp; le Poète</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jul 2012 20:31:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sebas]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cycling South America]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Words]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis celui qui pédale contre le vent, moi celui qui joue à l&#8217;équilibriste Je suis celui pour qui la distance à parcourir est le prochain défi, moi celui qui regarde le chemin parcouru Je suis celui qui regarde où il va, moi celui qui regarde d&#8217;où il vient Je suis celui à qui rien [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/05/El-guerrero-y-el-poeta-e1335848457571.jpg" rel="lightbox[2701]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2159" title="El guerrero y el poeta" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/05/El-guerrero-y-el-poeta-1024x680.jpg" alt="" width="573" height="410" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Je suis celui qui pédale contre le vent, moi celui qui joue à l&rsquo;équilibriste</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui pour qui la distance à parcourir est le prochain défi, moi celui qui regarde le chemin parcouru</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qui regarde où il va, moi celui qui regarde d&rsquo;où il vient</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui à qui rien n&rsquo;est impossible, moi celui pour qui ce n&rsquo;est pas rien de l&rsquo;avoir fait</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qui cherche la solution, moi celui qui change la question</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qui aura et qui sera, moi celui qui a et qui est</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qui entend, moi celui qui écoute</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qui dort éreinté, moi celui qui se repose les yeux ouverts sur les étoiles</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qui se sent vivre, moi celui qui se sait être vivant</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qui n&rsquo;a pas de temps à perdre, moi celui qui a tout le temps</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qui ne connait pas ses limites, moi celui qui n&rsquo;a pas de limites</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je frissonne, tremble et transpire, moi contemple, souris et respire</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qui monte la côte, moi celui qui met pied à terre</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui de la distance, moi celui du voyage</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qui arrivera de nuit, moi celui qui lèvera la pouce</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui du &laquo;&nbsp;c&rsquo;est tout vu&nbsp;&raquo;, moi celui du &laquo;&nbsp;on verra&nbsp;&raquo;</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qu&rsquo;on appelle lorsque les jambes sont lourdes, moi celui quand le coeur n&rsquo;y est pas</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je suis celui qui refuse d&rsquo;être sage, moi celui pour qui il est sage de refuser parfois</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Je serais déjà mort sans toi, moi déjà fou si tu n&rsquo;étais pas là</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Je suis celui qui écrit ces lignes&#8230;moi aussi&#8230;</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je t&rsquo;aime pour ta foi et te respecte pour ta force et moi je t&rsquo;aime pour ta force et te respecte pour ta foi</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Je suis le guerrier, et moi le poète</span><br />
<span style="color: #000000;"> &#8230;</span><br />
<span style="color: #000000;"> Ils sont moi et je suis eux&#8230;</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Un instante, un Hombre</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jun 2012 19:51:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sebas]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cycling South America]]></category>
		<category><![CDATA[Español]]></category>
		<category><![CDATA[Words]]></category>

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		<description><![CDATA[Argentina, por supuesto es una cultura, una naturaleza, una historia, un equipo de fútbol, una lucha indígena pero sobre todo, son seres humanos. Es la historia de un instante de vida que de repente, se transformó en una lección de vida y al mismo tiempo, en una luz más en un camino que ya cuenta [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120625-01-e1340684249141.jpg" target="_blank" rel="lightbox[2555]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2544" title="Mercado Central Salta" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120625-01-1024x680.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;">Argentina, por supuesto es una cultura, una naturaleza, una historia, un equipo de fútbol, una lucha indígena pero sobre todo, son seres humanos.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Es la historia de un instante de vida que de repente, se transformó en una lección de vida y al mismo tiempo, en una luz más en un camino que ya cuenta con muchas.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ocurrió anoche, en el Mercado Central de Salta, lugar lleno de vida, donde de una alameda a la otra, se encuentran puestos de frutas y verduras, se venden, se liberan o se arreglan celulares o se compra ropa, en el algarabía constante de transacciones comerciales, ruidos de cargas o descargas y el mas importante: el ir y venir de la gente.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Me había sentado en el medio de una cantina abierta, en el segundo piso, con una vista general sobre el lugar y miraba como pasaba la vida de otros, en espectador pasivo que se me otorga el estado de viaje de paso.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Sonreía a ver así el mundo en mis alrededores cuando de golpe, se abrió un paréntesis y ambos mundos se entrelazaron.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En la mesa de al lado, distante de apenas 2 metros, terminaban de cenar un hombre y dos mujeres, argentinos por lo que supuse.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Nada les diferenciaba de los demás, menos tenemos y mas parecemos a nuestro prójimo, cierto?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Noté una nena que pasaba entre las mesas, entre camareros y repartidores, proponiendo cartas con héroes a cambio de unos pesitos.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Apenas había rechazado su oferta, cierto de hacer por su bien a no sostener el trabajo de los niños, que ella ya me dio la espalda y se dirigia hacia la mesa siguiente.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Mismo rechazo, y si la historia hubiera terminado ahí, cierto que habría empezado y acabado con mi cena el alma en paz y el corazón liviano…</span><br />
<span style="color: #000000;"> No será así…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Como la chica iba a marcharse, el hombre le pregunta si tiene hambre. A su asentimiento, le limpia un plato, le da papas fritas y preguntando si quiere sal, le corta unos pedacitos de pollo, agrega un poco de mayonesa y le da sus cubiertos para que comiera, así de pie a una mesa que le llegaba al mentón.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Después, abrió la mano para que le entregara la botella de soda vacía que llevaba y la llenó a partir de la botella familiar.</span><br />
<span style="color: #000000;"> La anécdota solo tardó el tiempo que se tomó la nena a terminar su plato.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Después de unas palabras tranquilizantes, un cariño en su mano y un billete de 2 pesos, se fue, sin una mirada, y el hombre  acabó con su cena como si nada había pasado, mientras tanto, en la mesa de al lado, un viajero guiñaba para contener sus lagrimas y la emoción.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Lo que le dije a este hombre después, se lo digo a vosotros, mis amigos argentinos, porque todos, lo merecéis, y son el hombre de esa noche.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;Me llamo Sebastien, soy un viajero y hace 8 meses que estoy recorriendo su país. He decido establecerme aqui después de mi viaje en Argentina, justamente por lo que usted acaba de hacer con la niña esa noche, por esa bondad y generosidad del pueblo argentino. Quería darle la gracia, Señor, por la lección de vida.&nbsp;&raquo; Bajó los ojos, hice lo mismo.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pude estrecharle la mano, lo que no podré hacer a vosotros como lo quería.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Entonces, lo único que me queda, como agradecimiento por todo lo que me habéis enseñado, dado, compartido es dedicarles esos últimos 8 meses de mi vida.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un abrazo respetuoso.</span></p>
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		<title>Un moment d&#8217;humanité</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jun 2012 04:18:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sebas]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cycling South America]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Words]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Argentine, c&#8217;est une culture, une nature, une histoire, une équipe de football, une lutte indigène mais c&#8217;est avant tout un peuple. C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un instant de vie qui est subitement devenu une leçon et une lumière de plus dans un chemin déjà bien éclairé. Cela se passait ce soir, au marché couvert de Salta, un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120625-01.jpg" target="_blank" rel="lightbox[2543]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2544" title="Mercado Central Salta" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120625-01-1024x680.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;Argentine, c&rsquo;est une culture, une nature, une histoire, une équipe de football, une lutte indigène mais c&rsquo;est avant tout un peuple.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un instant de vie qui est subitement devenu une leçon et une lumière de plus dans un chemin déjà bien éclairé.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cela se passait ce soir, au marché couvert de Salta, un lieu bourré de vie où d&rsquo;une allée à l&rsquo;autre, on trouve des échoppes de fruits et légumes, des stands d&rsquo;appareils électroniques, des vendeurs de vêtements, dans un brouhaha constant de transactions commerciales, de musique ou de chargement et déchargement de caisses.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">J&rsquo;avais pris place dans une cantine ouverte au second étage. La vue donnait sur l&rsquo;ensemble du lieu et je regardais la vie qui s&rsquo;écoule en spectateur passif, du haut de mon statut de touriste de passage.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Je souriais à voir ainsi le monde des autres lorsque soudain une parenthèse s&rsquo;est ouverte et nos 2 mondes se sont unifiés.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A la table à côté de moi, à 2 mètres à peine, un homme et deux femmes Salteños (de Salta) terminent leur repas.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Rien ne les distingue d&rsquo;une autre table, moins on semble avoir, plus on ressemble à son prochain finalement.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Arrive une petite fille en rose, entre serveurs et livreurs cela se voit&#8230;</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Elle passe ainsi d&rsquo;une table à l&rsquo;autre pour proposer des cartes à figurines contre un peso ou un autre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je refuse du mieux que je peux, certain de bien faire en ne soutenant pas le travail des enfants. Certainement habituée,  la petite se tourne vers la table d&rsquo;à côté.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pareille réaction …</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Si l&rsquo;histoire s&rsquo;était arrêtée là, j&rsquo;aurai certainement commencé et terminé mon repas l&rsquo;esprit en paix et le cœur léger.</span><br />
<span style="color: #000000;"> Le hasard en décidera autrement&#8230;</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Comme la petite s&rsquo;apprêtait à tourner les talons de ses baskets, l&rsquo;homme lui demande si elle a faim. Au hochement de tête, il lui a nettoyé une assiette, lui a servi quelques frites en s&rsquo;assurant qu&rsquo;elle voulait du sel, a coupé quelques morceaux de son poulet, a ajouté un peu de mayonnaise et lui a donné ses couverts. Il lui proposera de s&rsquo;installer mais elle refusera et mangera ainsi, debout à une table qui lui arrive au menton. Il a ensuite ouvert la main pour qu&rsquo;elle lui remette la bouteille de soda vide qu&rsquo;elle baladait avec elle, qu&rsquo;il a remplie de la bouteille familiale.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;histoire a duré le temps que la petite termine son assiette, quelques douces paroles que je devinais plus qu&rsquo;entendais, un geste tendre sur les épaules de l&rsquo;enfant et un billet de 2 pesos glissés dans sa main pour conclure ces minutes éclatantes d&rsquo;humanité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La gamine s&rsquo;en est allée, sans un regard, l&rsquo;homme a terminé son diner comme si de rien était, et pendant ce temps-là, à la table d&rsquo;à côté, un voyageur clignait des yeux pour retenir ses larmes et contenir son émotion.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce que j&rsquo;ai dit à cet homme lorsque j&rsquo;eus repris mes esprits, je vous le dis à vous mes amis argentins parce que tous, vous le méritez et étiez dans cet homme ce soir:</span></p>
<p><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Sébastien, je suis un voyageur et ça fait 8 mois que je parcours votre pays. J&rsquo;ai décidé de m&rsquo;installer après ce voyage en Argentine justement pour ce que vous avez fait ce soir, pour cette bonté et cette générosité du peuple argentin. Je tenais à vous remercier pour cette leçon, Monsieur&nbsp;&raquo;. Il a baissé les yeux, j&rsquo;ai fait pareil.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">J&rsquo;ai pu serré la main de cet homme, je ne pourrai malheureusement pas le faire avec vous tous comme je le souhaiterais.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Alors la seule chose qui me reste, tout simple en guise de remerciement, c&rsquo;est de vous dédicacer ces 8 derniers mois de ma vie, égoïstement, la chose qui a le plus de valeur à mes yeux.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000;">Sebas</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120625-03.jpg" target="_blank" rel="lightbox[2543]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2548" title="Simple man" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120625-03-1024x680.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
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		<title>Parfum d&#8217;Argentine: La Viña &#8211; Route 68</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Jun 2012 22:32:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sebas]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cycling South America]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Words]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;arrivée aux abords du village m&#8217;avait déjà fait bonne impression: de la maison de l&#8217;autre côté de la route principale jaillissait soudain un &#171;&#160;ciclistaaaa!!!! tandis qu&#8217;une petite fille traversait en trombe le porche de sa maison, et enjambait tout ce que son jardin comptait d&#8217;obstacles abandonnés, rouillés ou poussiéreux  agitant les bras en faisant de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-30.jpg" target="_blank" rel="lightbox[2491]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2498" title="Jesus on the wall" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-30-1024x680.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
<p>L&rsquo;arrivée aux abords du village m&rsquo;avait déjà fait bonne impression: de la maison de l&rsquo;autre côté de la route principale jaillissait soudain un &laquo;&nbsp;ciclistaaaa!!!! tandis qu&rsquo;une petite fille traversait en trombe le porche de sa maison, et enjambait tout ce que son jardin comptait d&rsquo;obstacles abandonnés, rouillés ou poussiéreux  agitant les bras en faisant de grands signes pour être certaine d&rsquo;être vue. Lui répondre était la moindre des choses, alors moi aussi je décidais d&rsquo;agiter grands les bras.</p>
<p>Comme de coutume, une pompe a essence plus ou moins en état marche est le premier signe d&rsquo;activité à l&rsquo;approche d&rsquo;une zone urbaine et celle-ci marquait donc l&rsquo;entrée à La Viña, village de moins de 1000 âmes sur la Route 68 qui va de Cafayate à Salta.</p>
<p>En combinant les renseignements glanés ça et là , on pourra installer la tente dans le &laquo;&nbsp;complejo&nbsp;&raquo; local, hybride urbain d&rsquo;une plaine de jeu municipale, piscine abandonnée et terrain de football improvisé.</p>
<p>Vers les 21H00, j&rsquo;entreprenais de me faire une idée plus précise de ce qu&rsquo;est la vie de &laquo;&nbsp;pueblo&nbsp;&raquo; dans cette Argentine que j&rsquo;aime tant.</p>
<p>Nous sommes le 20 juin,  jour du drapeau national et donc jour férié. Ce n&rsquo;est pas la première chose qui frappe ce soir dans les rues quasi désertes. Seul le bâtiment de la municipalité aborde les couleurs blanche et bleue ciel sur sa façade, et encore, très discrètement. J&rsquo;avance entre passé et présent dans ces rues qui seront peut-être un jour asphaltées dont quelques trop peu nombreux lampadaires au tungstène donnent un air presque lugubre. J&rsquo;ai appris tout au long de mes kilomètres argentins que j&rsquo;étais parfaitement en sécurité sur ces terres, n&rsquo;empêche, Alfred Hitchcock y aurait trouvé à tourner quelques plans mémorables sans trop chercher.</p>
<p>On se sent parfois des airs de cow-boys à soulever de la poussière en marchant et si il est impossible d&rsquo;avancer en silence sur ces rues de pierres et de sable, au moins mes pas sont ils couverts par des airs de musique de toutes parts, groupes folkloriques ou chanteurs à la guitare mélancolique, qui s&rsquo;élèvent de derrière des façades plus tout à fait étanches ni aux courants d&rsquo;air, ni aux instants de vie qui s&rsquo;en échappent. Au fur et à mesure que j&rsquo;avance dans le soir, ce sont les concerts d&rsquo;aboiements des chiens errants qui rempliront le silence.</p>
<p>A l&rsquo;entrée du village, 3 rues plus bas, la pompe à essence s&rsquo;apprête à passer en mode nuit: cafétéria fermée et service minimum. De toutes façons, il n&rsquo;y a déjà pas grand monde qui passe sur la route de jour, alors de nuit…</p>
<p>Au hasard de la promenade, je croiserai des adolescents en route vers la place du village, où les bancs publics accueilleront les premiers Amours comme partout dans le monde mais aussi de très jeunes mamans qui hier encore étaient de celles du début de phrase. Aujourd&rsquo;hui, elles baladent souvent seules la moitié d&rsquo;un amour déjà loin. Le vie au village possède encore ses images, clichés universels et intemporels d&rsquo;un réflexe contraceptif encore à l&rsquo;état d&rsquo;embryon.</p>
<p>J&rsquo;aime cette Argentine anachronique où un tracteur garé à même la rue garde un phare ouvert sur la tour ultra moderne de télécommunication,  où une VW à la sono hurlante éclabousse de poussière la Ford Falcon, grand mère qui aura vu le Flower Power des années 70, et où un cheval monté à cru attend devant le  &laquo;&nbsp;dispensa&nbsp;&raquo; local que son propriétaire ait fini ses courses. Entre passé et présent, vers je ne sais quel avenir.</p>
<p>Plus loin, profitant du halo lumineux d&rsquo;un ampoule faiblissante, un groupe de gamins et peut-être bien quelques papas jouent au foot,  les murs craquelés d&rsquo;une maison coloniale qu&rsquo;on devinait superbe au temps de sa grandeur servent aujourd&rsquo;hui de douzième homme pour cette partie improvisée du sport national. Partout au fil de mon voyage, j&rsquo;aurai aperçu 2 poteaux de bois espacés de quelques 7 mètres, et recréé mentalement le terrain de jeu imaginaire qui les accompagne. De la Cordillère des Andes à l&rsquo;Océan Atlantique Sud, les mêmes lignes blanches se devinent dans la poussière bien plus que dans le gazon frais tondu. Le foot est bel et bien dans son royaume ici et si parfois le pays manque d&rsquo;unité devant son drapeau ou derrière sa présidente, jamais il ne manquera de se faire entendre lorsque joue la Boca ou l&rsquo;équipe nationale. Question de priorités, d&rsquo;honneur et d&rsquo;instinct.</p>
<p>En remontant vers mon adresse éphémère, je passerai devant l&rsquo;église. Ici aussi, l&rsquo;Argentine n&rsquo;aura que peu changé depuis l&rsquo;invasion espagnole: un Argentin qui passe devant un image sacrée est un Argentin qui se signe. Image forte, qui se répète de la Capitale Buenos Aires aux paisibles villages de la région de Salta.</p>
<p>Il est 22H30 et le froid devient mordant. Après tout, nous sommes à 1500mètres d&rsquo;altitude, entouré de part et d&rsquo;autre par des sommets dont certains sont couverts de neiges éternelles.</p>
<p>Lorsque je rentre dans ma tente pour écrire cet article, la Croix du Sud nettement visible dans ce ciel rempli d&rsquo;étoiles m&rsquo;indique que je recevrai les premiers rayons du soleil à la porte de ma tente demain matin vers 7H30…</p>
<p>Je n&rsquo;ai pas de soucis à me faire, du soleil il y a en a 300 jours par an dans cette partie de l&rsquo;Argentine, ce qui explique peut-être la nature si chaleureuse des locaux du nord argentin.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-31-e1340576748699.jpg" target="_blank" rel="lightbox[2491]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2492" title="From Cafayate to Salta " src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-31-1024x680.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-28-e1340577070428.jpg" target="_blank" rel="lightbox[2491]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2493" title="From Cafayate to Salta 2" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-28-1024x680.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-33-e1340579159430.jpg" target="_blank" rel="lightbox[2491]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2505" title="Long time gone" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-33-1024x680.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-32.jpg" target="_blank" rel="lightbox[2491]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2527" title="From Cafayate to Salta 5" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-32-1024x680.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-37.jpg" target="_blank" rel="lightbox[2491]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2529" title="From Cafayate to Salta 6" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/06/From-Cafayate-to-Salta-120620-37-1024x680.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
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		<title>8 meses de viaje&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jun 2012 13:32:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sebas]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Español]]></category>
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<p style="text-align: center;">
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		<title>Estancia La Adelina, Road 151, KM unknown, La Pampa, Argentina</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 01:32:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sebas]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/05/Estancia-Adelina.jpg" target="_blank" rel="lightbox[2250]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2233" title="Estancia Adelina" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/05/Estancia-Adelina-1024x587.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
<p>As I&rsquo;m about to go to bed on this 9th of May, I&rsquo;m reviewing these last incredible 24 hours.</p>
<p>I entered this place a few hours ago, still staggering from the fury which had seized me all day long. I had needed 2 hours and over 60km to get free of the rage, genuine shrieking fury, pointless but so powerful that I could not have gotten rid of it by any other means. I had not found anyone earlier that day to give me a lift, more precisely, I could not comprehend why it was taking me so long to get to Mendoza.</p>
<p>120minutes to refocus myself, get aligned again with my being, get in sync with the Everything and hear the voice of Providence loud and clear.</p>
<p>All of the world meditations wouldn&rsquo;t have provided positive effects of this relentless cavalcade, crazy and crazed because it was the only possible reconciliation. One has to reply to the body screams in its own language, when the blood rushes, it&rsquo;s viscerally physical, so must be the reaction.</p>
<p>Exhausted, I had entered the place to ask for water, to make me stay, one had to insist: I could not see it directly at that time, but I had no other choice: it&rsquo;s getting dark really fast in Fall into the Argentinian Pampa and there is no place for improvisation. When the skies are burning, you have only half an hour left of low light.</p>
<p>They were feeding the animals, and finishing shoeing the horse for the Sunday short track race. They were about to take the <em>mate</em> (Argentinian infused drink) to celebrate the end of the working day, and the kid (young goat) was waiting his turn to be put into the kiln. The garish light of the ceiling started flicking as I was passing the kitchen door: a few minutes before, one had turned on the power generator and it need time to find its idle mode. The solar panels on the rooftop will take over tomorrow.</p>
<p>The cat is chasing the domesticated hare for a piece of bread, the chimney fire is heating up the multiple drafts in the room and the satellite is searching its frequency to feed the television that will roar the entire evening. The harsh white light does not leave place to nuances and the wall covering is falling into pieces.</p>
<p>I&rsquo;m in an Estancia, The Adelina, and my hosts are Gauchos. More than words, it&rsquo;s an atmosphere, indescribable but palpable: one can guess the men sweating as sure as one can see the long knife on their belt.</p>
<p>We chat a bit, not too much of course, about my travel plans and the best and worst sides of Argentina.</p>
<p>&laquo;&nbsp;I only left one place unvisited on the territory, willingly, and keep it like this for when I&rsquo;ll be old&nbsp;&raquo;. This sentence, more than any other will make me understand that they&rsquo;ve got Argentina under their skin, that Argentina, it&rsquo;s them.</p>
<p>I recall this moment, when, sharing my fear from the cars and trucks whooshing by, their answer felt simply, naturally, without any other form: &laquo;&nbsp;I&rsquo;ve never been scared, I don&rsquo;t know what it is&nbsp;&raquo;.</p>
<p>I will take a shower under a thin trickle of tepid water, improving without any doubt my last consumption record.</p>
<p>We&rsquo;ll end up the evening with a glass of Geneva, to celebrate the victory of La Boca Soccer team, one glass only, no more.</p>
<p>In this place, nothing is bleak but there is no place for the unnecessary.</p>
<p>We&rsquo;ll walk outside for a few minutes, watching the stars with the drone of the power generator that shares the garage with an antique Renault 12. We&rsquo;ll close the day around midnight, cows, horses and goats are already asleep and only a few late arrivals are rushing to get back home on the road. They have at least another hour drive in front of them, provided that they live in the next village.</p>
<p>I spent one of my most restorative nights here, I guess that the self-confidence and certainty that emanate from these men contains something contagious.</p>
<p>Naively, I asked one of them to sign something into my diary… met with a short shake of the head… nothing personal, just to signify that things are well the way they are. The art of communication sometimes can do without words to make it even clearer…paradoxically.</p>
<p>As we were taking leave of each other, it&rsquo;s a calloused handshake or a manly embrace depending on the sensibility, but always a sustained, fixed gaze, proud but so terribly human that goes with these last moments. Life in the Pampa does not care about 3 men who are waving goodbye.</p>
<p>They are not yogis, nor scholars, barely would they write their name with a capital letter, but some men on the Planet have already found the peace.</p>
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		<title>Estancia La Adelina, Route 151, KM inconnu, La Pampa, Argentine</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 16:23:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sebas]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cycling South America]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/05/Estancia-Adelina.jpg" rel="lightbox[2224]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2233" title="Estancia Adelina" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/05/Estancia-Adelina-1024x587.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
<p>A l&rsquo;heure de m&rsquo;endormir ce 9 mai, je passe en revue ces dernières 24H incroyables.</p>
<p>J&rsquo;étais entré ici il y a quelques heures, titubant encore de la fureur qui m&rsquo;avait animé toute cette journée.<br />
Il m&rsquo;aura fallu 2 heures et plus de 60km pour me délivrer de cette rage intense, véritable furie hurlante, futile mais tellement puissante que je n&rsquo;aurais pas pu m&rsquo;en débarrasser autrement. Je n&rsquo;avais trouvé personne pour m&rsquo;emmener en stop plus tôt dans la journée et ne comprenais pas pourquoi Mendoza se faisait tellement désirer.<br />
120 minutes pour me recentrer, me remettre en accord avec moi-même, me synchroniser avec le tout et permettre ainsi au destin de se faire entendre à nouveau clairement.<br />
Toutes les méditations du monde n&rsquo;auraient pas eu l&rsquo;effet bénéfique de cette cavalcade acharnée, délirante, forcenée car elle était la seule voie de réconciliation possible. On ne répond aux cris du corps que dans son propre langage, la montée de sang est viscérale, corporelle, telle doit être la réponse.</p>
<p>Epuisé, j&rsquo;étais entré pour demander de l&rsquo;eau.  Pour que je reste, il aura fallu insister: je ne le voyais pas tout à fait clairement mais je n&rsquo;avais pas d&rsquo;autre choix, la nuit tombe très vite à cette période de l&rsquo;année, et la Pampa laisse peu de place à l&rsquo;improvisation. Lorsque le ciel se met à flamboyer, il ne reste déjà plus que 30 minutes de semi-clarté.<br />
On y terminait de nourrir les bêtes et de ferrer le cheval pour la course de dimanche. On s&rsquo;apprêtait à prendre le maté pour célébrer la fin du travail, et enfourner l&rsquo;asado de chevreau.<br />
L&rsquo;ampoule criarde du plafond se mit à clignoter comme j&rsquo;entrais: on vient de basculer vers le générateur à mazout et il lui faut le temps de trouver son rythme de croisière. Les panneaux solaires reprendront la charge demain matin.<br />
Le chat fait la course au lièvre domestiqué pour un morceau de pain, le feu qui brûle dans l&rsquo;âtre réchauffe les multiples courant d&rsquo;air et le satellite cherche sa réception pour donner vie à la télévision qui tonnera toute la soirée…<br />
La lumière blanche du néon laisse peu de place aux nuances, comme le papier peint qui tombe en morceaux.</p>
<p>Je suis dans une estancia, &laquo;&nbsp;La Adelina&nbsp;&raquo; et mes hôtes sont des gauchos. Plus que des mots, c&rsquo;est une atmosphère, indescriptible mais palpable: on y devine la sueur des hommes aussi nettement qu&rsquo;on distingue le couteau à leur ceinture.<br />
On y discute un peu, pas beaucoup bien entendu, l&rsquo;objet de mon voyage ou ce que l&rsquo;Argentine a de meilleur et de pire.<br />
&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai laissé qu&rsquo;un seul lieu vierge sur le territoire, volontairement, et me le réserve pour mes vieux jours.&nbsp;&raquo; Cette phrase, plus que toute autre me fera comprendre à quel point l&rsquo;Argentine est en eux, à quel point l&rsquo;Argentine c&rsquo;est eux.<br />
J&rsquo;ai aimé cet instant où, partageant ma peur du bruit des voitures et des camions sur la route, la réponse est tombée, toute simple, naturelle, sans plus de forme: &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai jamais eu peur, je ne sais pas ce que c&rsquo;est&nbsp;&raquo;.<br />
J&rsquo;y prendrai une douche sous un filet d&rsquo;eau tiède, améliorant sans aucun doute mon précédent record de consommation.<br />
On finira la soirée au genièvre, pour célébrer la victoire de Boca Junior, juste un verre, sans plus.</p>
<p>Dans cet univers, rien n&rsquo;est austère mais il n&rsquo;y a aucune fioriture.</p>
<p>On sortira quelques instants regarder les étoiles dans le calme tout relatif du toussotement du générateur qui partage son garage avec l&rsquo;antique Renault 12.<br />
On terminera cette journée vers minuit, les bêtes dorment déjà et seuls quelques retardataires sur la route se dépêchent de rentrer chez eux. A vue de nez, il leur reste au minimum 1 heure de route pour peu qu&rsquo;ils habitent le prochain village.</p>
<p>J&rsquo;ai passé ici l&rsquo;une de mes nuits les plus reposantes. L&rsquo;assurance et le sentiment de sécurité qui émanent de ces hommes a quelque chose de contagieux peut-être?<br />
Naïvement, je demandais à ce que l&rsquo;un d&rsquo;eux signe quelque chose dans mon journal…un petit hochement de la tête en forme de non! Rien de personnel, juste pour signifier que les choses sont bien ainsi. La communication parfois se passe de mots pour la rendre plus claire encore… paradoxalement…</p>
<p>A l&rsquo;heure de l&rsquo;au revoir, c&rsquo;est une accolade virile ou une poignée de mains calleuse selon les sensibilités, mais toujours un regard soutenu, fier, et tellement humain qui accompagnent ces ultimes instants très brefs. La vie dans la Pampa argentine n&rsquo;a que faire de 3 hommes qui se séparent.<br />
Ils ne sont ni yogis, ni sages, ni shamans, c&rsquo;est à peine si ils écriraient leur nom avec une majuscule, mais certains hommes  ont déjà trouvé la paix sur la Terre.</p>
<p style="text-align: right;">Sebas</p>
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		<title>I am free</title>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 13:56:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sebas]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cycling South America]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/04/I-m-free1.jpg" rel="lightbox[2840]"><img class="aligncenter size-large wp-image-2580" title="I m free" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/04/I-m-free1-1024x587.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>30 semanas y 5000 km&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 18:46:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Haz click en la foto para verla a tamaño real &#8230; Me morí de miedo cuando una rata pesada por haber comido parte de mi chocolate se cayó sobre mi cara en plena noche – volver a ser católico, musulmán o budista frente al esplendor de la Naturaleza Patagónica o de la Cordillera – pasar [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><a href="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/04/Film-strip.jpg" target="_blank" rel="lightbox[1902]"><img class="aligncenter size-large wp-image-1893" title="Film strip" src="http://www.nomadobserver.eu/wp-content/uploads/2012/04/Film-strip-1024x587.jpg" alt="" width="573" height="329" /></a></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Haz click en la foto para verla a tamaño real</span></p>
<p>&#8230; Me morí de miedo cuando una rata pesada por haber comido parte de mi chocolate se cayó sobre mi cara en plena noche – volver a ser católico, <strong>musulmán</strong> o budista frente al esplendor de la Naturaleza Patagónica o de la Cordillera – pasar 2 noches en un refugio con 4 pescadores fanáticos y aprender a cocinar una trucha al limón de bomba – jugar a las escondidas con la <strong>ballenas</strong> en el canal de Beagle en Ushuaia – aprovechar a estar recorriendo el país del asado para volver a ser <strong>vegetariano</strong> – ganar 3 <strong>sobrenombres</strong>: flaquito, el Belga, el loco &#8211;  aprender a hacer su propio pan integral – despertarse el día de su cumple con un montón de post it pegados en los árboles – practicar <strong>yoga</strong> sobre los techos de Buenos Aires &#8211;  jugar al <strong>frisbee</strong> en las calles de Santiago de Chile – cruzar la frontera con miel, algo muy muy <strong>reprensible</strong> – hacer dedo por primera vez de su vida y recorrer 3500km en camión de una vez – decir “<strong>maman</strong>” por primera vez desde su muerte – intimar con la luna hasta mirarla a los ojos mientras se pone lentamente – aprender una palabra de <strong>Castellano</strong> más cada día – compartir la cotidianeidad de los alumnos de una <strong>escuela</strong> <strong>experimental</strong> en Ushuaia y dar y recibir, dar y recibir – tener su primer curso de <strong>navegación</strong> con un pampero durante una regata de 2 días – celebrar el ano nuevo en una piscina con vista sobre al Océano Pacifico – querer ser <strong>bombero</strong> por haber sido invitado a dormir una noche con ellos en el cartel – dormir 12H sin parar y sin remordimiento después de un tramo de 170km en bici – que lo roce un coche a punto de salir de la ruta y darse cuenta que todo todo puede acabarse de repente – encontrar tantas “<strong>casualidades</strong>” que ya no se puede creer más en ellas – demasiado pocas llamadas Skype con mi ahijado <strong>Martin</strong> – 200 amigos FB borrados pero cuantos ganados? – decenas de caramelos a falta de monedas en el supermercado – un cuerpo que no para de sorprenderme por sus recursos por más poco que acepte escucharlo – decenas de noches con vista a las estrellas en el cielo…gratis – al menos una <strong>palta</strong> por día comida – un jean, un par de auriculares, una bolsa de dormir, un móvil, una cámara de video, una llanta, una cubierta y 4 frenos gastados, hundidos, perdidos o muertos por accidente – un <strong>amor</strong> que se fue – unos días a querer un perro, un divorcio, una hipoteca y un sueldo – otros días a querer un volante o si no, un acelerador – agacharse para beber el agua del río – apagar la luz de la antorcha y comer en la oscuridad para “ver” que sabor tienen los alimentos – despertarse en plena noche, muerto de sed, y caminar una hora hasta el río, al final no tan cerca – muchas veces querer compartir esos momentos con alguien en el instante y por la vida – molestar a caballos, zorros, <strong>guanacos</strong> y a veces empleados de YPF al armar la carpa – tener la impresión que las paredes de la carpa de vez y cuando son demasiado – padecer una necesidad de bajar de la bici para tocar Tierra y caminar un rato empujándola – silbar de alegría bajo la lluvia – probar sin éxito la “<strong>carpa buque”,</strong> sorprendido por una subida repentina del nivel del agua del río – quedar feliz con la imaginación que nace de un hambre tenaz – beber <strong>8 litros</strong> de agua y solo evacuarlos al sudar – <strong>llorar</strong> de felicidad,  de tristeza, por los amigos que quedaron atrás o simplemente por estar Vivo – no caer <strong>enfermo</strong> ni una sola vez – no dar más importancia a la edad – querer devolver todo lo recibido sin saber como – prender su primer <strong>fuego de campo</strong> antes de que le ordenen apagarlo, orden de un batallón de policía salido de todavía no sé donde – estar invitado a beber el vino como un <strong>gaucho</strong> (con la boca abierta a 10 cm del pico de la bota – haber cocinado un stoemp (receta tradicional belga) en Tierra del Fuego – sentir un escalofrío recorrer su columna vertebral a pleno sol – aprender la cohabitación en I m cúbico con 4 alforjas y una mochila – aprender la paciencia por la fuerza y reconocerse mal alumno – a falta de contar los corderos, a menudo contar las gotas de lluvia que caen del techo de la carpa – dormir en una <strong>capilla</strong>, una parada de bus, una iglesia, un galpón o a veces una habitación – darse cuenta que la barrera<strong> del sonido</strong> con una bici que pesa 180kg es aproximadamente de 70km/h – celebrar 3 veces su cumpleaños- a veces rozar por el <strong>espíritu</strong> que somos uno con la Naturaleza.</p>
<p>Y más aún&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Sebas desde Esquel</p>
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